La peau artificielle,  
un objectif encore lointain pour les grands brûlés

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La peau artificielle, un objectif encore lointain pour les grands brûlés

Belle mise en lumière par le journal Le Monde il y a quelques jours des avancées de la recherche sur la peau artificielle (ici) … dont les travaux en thérapie cellulaire de l’équipe de Christine Baldeschi, chercheuse à IStem et professeure à l’Université Évry Paris-Saclay !

Extraits :
Dans son laboratoire I-Stem (Inserm, université d’Evry), Christine Baldeschi a un objectif similaire, qu’elle cherche à atteindre par une voie différente : celle des cellules souches pluripotentes. « Elles sont capables de se différencier dans tous les types cellulaires de la peau, souligne-t-elle. Nous avons développé des protocoles pour en faire des kératinocytes, des fibroblastes, ou des mélanocytes. » Des cellules qui pourraient être produites en grandes quantités. « Elles sont assez jeunes en âge et sécrètent beaucoup de cytokines, des messagers favorisant la cicatrisation. Et nous pensons que les cellules d’origine embryonnaire pourraient être naturellement moins immunogènes, et que notre pansement de peau pourra être maintenu longtemps. »

[…]Un premier essai, financé par l’AFM-Téléthon, est en préparation sur 20 patients atteints de drépanocytose, une maladie génétique qui entraîne des ulcères cutanés. Si les résultats sont satisfaisants, le procédé pourrait un jour être étendu à d’autres indications, notamment aux brûlés. Ces cellules souches pluripotentes intéressent aussi des industriels : la société Urgo a lancé en 2021 le projet Genesis, visant à créer une « peau artificielle »